Qu’est ce que le commerce électronique ou E-Commerce ?

Le commerce électronique (e-commerce) désigne l’ensemble des activités économiques et des transactions soutenues par les ordinateurs et les réseaux.

Définition

Le terme couvre donc également les processus au sein d’une entreprise, mais est parfois limité aux transactions. On entend alors par commerce électronique l’échange d’informations et le commerce de produits et de services par le biais d’ordinateurs et de réseaux, ce qu’on appelle le “shopping en ligne”.

La désintermédiation, c’est-à-dire le passage de la création de valeur intégrée à des structures en réseau et l’alignement des processus commerciaux sur les processus des clients, est fondamentale pour le commerce électronique. La raison de cette désintégration et de la limitation de la profondeur des services est la concentration sur les compétences essentielles de l’entreprise.

Les avantages

Les marchés électroniques créent des avantages, en particulier sur les marchés très fragmentés, en facilitant l’obtention d’informations et la comparaison des produits et des prix, remplaçant ainsi l’intermédiation par des intermédiaires. Les producteurs peuvent ainsi vendre directement aux consommateurs finaux via Internet sans autre partenaire de distribution.

Souvent, cependant, des structures bien établies et les intérêts propres des intermédiaires empêchent une désintermédiation complète. Certains intermédiaires tentent d’exploiter cette évolution à leur propre avantage en mettant sur pied des solutions complètes dans un segment particulier à partir de services individuels fournis par divers prestataires. L’orientation vers le processus du client exige des fournisseurs qu’ils restructurent et informatisent radicalement leurs processus d’entreprise (par exemple, par le biais de la réingénierie des processus d’entreprise). L’objectif est de créer une proximité avec le client par la satisfaction optimale des besoins, l’individualisation des services du marché et l’accélération des processus commerciaux.

On observe une déconstruction croissante de la chaîne de valeur classique, des marchés d’approvisionnement aux marchés de vente. En d’autres termes, alors que la production était autrefois la partie la plus intéressante de la création de valeur, aujourd’hui elle est souvent la relation avec le client. Lorsqu’une entreprise associe d’autres entreprises indépendantes à la création de ses services marchands, des réseaux d’entreprises, appelés réseaux d’affaires, sont créés.

Les marchés électroniques sont souvent organisés par enchères. L’Internet, en particulier dans le cadre des ventes aux enchères, prouve sa force en tant que moyen d’information et de transaction. L’offre et la demande peuvent être rendues transparentes pour tous les acteurs du marché désireux de s’engager dans des transactions presque sans délai et sans restrictions locales. Les places de marché virtuelles sont de parfaits intermédiaires et créent la transparence sur des marchés auparavant inefficaces et fragmentés.

Types de e-commerce

Dans le commerce électronique, les modèles suivants de marché ou de transaction dominent :

B2B : le commerce entre entreprises (business-to-business) représente la plus grande part du commerce électronique en termes de chiffre d’affaires. Les marchés interentreprises soutenus électroniquement sont connus depuis un certain temps, comme les banques (pour les opérations de paiement) ou les compagnies aériennes (réservations avec des systèmes tels que SABRE ou AMADEUS).

B2C : il s’agit des modèles commerciaux impliquant le commerce électronique entre les entreprises et les clients finaux (business-to-consumer). On peut citer comme exemple la vente de livres et de disques, de cosmétiques et de vitamines, de voyages de vacances, d’accessoires automobiles ou de vêtements sur Internet.

C2C : Pour la relation de consommateur à consommateur, des modèles d’enchères sont fournis pour vendre ou transférer des articles usagés de particulier à particulier. Le C2C remplace pratiquement les marchés bien connus des petites annonces. Une variante est le P2P (peer to peer), un petit marché. L’exemple le plus connu est le site www.napster.com, sur lequel des morceaux de musique au format MP3 peuvent être échangés.

C2B : Ici, les particuliers s’adressent aux fabricants pour leur demander de soumettre une offre (de consommateur à entreprise). C2B est un segment du commerce électronique, petit mais innovant. La société américaine Priceline, par exemple, vend des billets d’avion aux enchères inversées. Les acheteurs fixent un prix maximum pour un vol particulier et reçoivent une offre des fournisseurs.

Un segment du commerce électronique qui ne se développe que lentement est celui de l’administration publique. Il est donc important de présenter ici l’éventail des services offerts par l’administration des villes et des communes ainsi qu’au niveau des États fédéraux et de rendre certaines procédures (par exemple les demandes de renseignements, les enregistrements, le traitement des impôts) transparentes et facilement accessibles.

Le commerce mobile (m-commerce) en est à ses débuts en tant que nouvelle forme de commerce électronique. La particularité du commerce mobile est l’utilisation des téléphones portables : Les transactions sont possibles quel que soit l’endroit où elles sont effectuées. Les nouvelles technologies et normes en matière de téléphonie mobile (telles que l’UMTS) permettent un débit de données plus élevé et la transmission rapide de graphiques et de séquences vidéo.